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 do you know where your heart is ~ (emma.)

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THE KIDS AREN'T ALRIGHT


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MessageSujet: do you know where your heart is ~ (emma.)   Lun 9 Mar - 21:41



emma jayleen daniels

“some legends are told some turn to dust or to gold.”

nom ☆ daniels. prénoms ☆emma jayleen, mais on ne te connaît que sous le premier.âge ☆ vingt-sept ans déjà, tu te demandes parfois où sont passés ses années d'ailleurs. statut civil ☆ techniquement, t'es célibataire, mais tu fréquentes quelqu'un depuis quelques temps déjà, avec aucune idée de la direction que ça prend. orientation sexuelle ☆ bisexuelle, du moins, tu penses. tu te serais dis hétérosexuelle, mais depuis elle, t'as clairement des doutes. profession ☆ malgré tes petites incartades de gamine paumée, t'as réussi à te faufiler un chemin au travers de la police municipale de minneapolis. mais t'es loin d'être une exemple pour la société toi-même, heureusement, t'es plutôt discrète sur tes conneries. caractère ☆ influençable ✰ bornée ✰ rancunière ✰ incertaine ✰ passionnée ✰ sage (désormais) ✰ fougueuse ✰ spontanée ✰ créative ✰ exigeante envers elle-même ✰ aventureuse avec un grand besoin d'adrénaline ✰ extravertie ✰ drôle. avatar ☆ emmy sexy rossum. crédits ☆ tumblr.
anecdotes ☆ emma, un nom trop commun pour une gamine avec une enfance pas commune du tout ✩ t'es la fille non-désirée d'une gamine de vingt ans qui préfère sa dose quotidienne à sa fille et d'un homme absent, qui préfère aller voir à gauche et à droite plutôt que de s'occuper de cette famille qu'il a déjà formé ✩ t'avais cinq ans quand ta mère a fait une overdose devant toi ✩ t'as été porté en famille d'accueil la même année, et ce jusqu'à tes sept ans ✩ ton père t'a repris en prétendant que tout allait mieux pour lui, pour ta mère ✩ il a dépeint le portrait d'une famille parfaite et tout le monde y a cru ✩ même toi, pendant un certain temps ✩ mais deux mois plus tard, tout avait recommencé et c'est à ce moment que t'as compris que tu serais obligée de prendre soin d'elle plutôt que le contraire ✩ et tu l'as fait, pendant plus de dix ans ✩ et quand t'as eu l'âge et le peu de moyen pour survivre, tu t'es poussée ✩ t'as enchaîné les boulots minables, travailler de nuit dans un mcdonald's le temps de finir tes études ✩ quand t'étais vraiment au plus bas, t'as volé dans des supermarchés, ou des petits trucs comme ça ✩ tu t'es jamais fait prendre, mais t'as jamais été très clean non plus ✩ c'est un peu ironiquement que t'as fait tes études en police ✩ t'as toujours été une fille sportive, en forme, alors même si ça été difficile, t'as bien réussi le programme, du moins, le côté physique ✩ t'es pas la plus brillante, et t'étais pas attirée par un titre trop haut, alors c'est plutôt banalement que tu t'es fait une place au poste de la police municipale de minneapolis ✩ et puis le passé t'a rattrapé, t'es tombée dans les mêmes problèmes que cette femme que tu as tant détesté, ta mère ✩ t'es tombée dans la drogue, la dépendance, l'alcool mélangé à tout ça et t'as un peu perdu la carte, tranquillement pas vite ✩ jusqu'à passé proche d'y perdre la vie, comme celle qui te l'a donné ✩ après des vacances forcées, tu t'es reprise en main, de manière un peu sommaire ✩ la tentation est partout, et elle est grande, et tu peines à ne pas replonger à chaque jour ✩ tu fais des meetings, tu rencontres une marraine plutôt fréquemment et tu évites tout endroit pas net, mais avec ton boulot, ils sont durs à éviter, les tentations pas nets ✩ tu fréquentes des hommes qui ne sont pas toujours fréquentables, un peu plus pour oublier que t'es encore complètement sous le charme d'une blonde qui n'a jamais réellement fait partie de ta vie ✩ tu te cherches, encore et toujours ✩ en ce moment, tu le fais dans les bras d'un beau brun, faut bien chercher du plaisir dans le peu de place où il y en a encore. 

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Dernière édition par Emma Daniels le Lun 9 Mar - 22:04, édité 4 fois
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THE KIDS AREN'T ALRIGHT


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MessageSujet: Re: do you know where your heart is ~ (emma.)   Lun 9 Mar - 21:41

“there's a long stretch of love coming down the line.”

let him know that you know best
cause after all you do know best
try to slip past his defense without granting innocence
lay down a list of what is wrong
the things you've told him all along
and pray to God he hears you

howtosavealife@thefray

T'as cinq ans. Et maman est inconsciente. Pour le moment, c'est tout ce que tu sais.

Tu l'as brasse. Doucement au début. On dirait qu'elle dort. Mais pas le genre de sommeil dans lequel on est bien. Non. Il y a un expression qui fait peur sur son visage. Et puis, tu sais que normalement, on dort pas au beau milieu de la cuisine. « Maman? Maman? »

T'as l'impression que ça fait longtemps que tu l'appelles, mais tu continues quand même. Tu sais pas vraiment quoi faire de plus.

Du haut de tes cinq ans, t'en as vu des choses. Pas des belles, non. Des laides, des affreuses. Surtout ta maman. Elle devient pas belle le soir, quand il commence à y avoir cinq ou six bouteilles qui traîne sur la table du salon. Quand y'a les cigarettes ou les autres bâtons d'une autre couleur qui s'entasse dans le cendrier. Ou pire encore, quand y'a cette petite poudre blanche qui traîne sur la table. T'as voulu y goûter une fois, ça ressemble à la poudre qu'il y a dans tes bonbons aux raisins, mais ta maman a crié tellement fort quand tu as voulu y mettre le doigt que t'as plus jamais osé approcher.

Ce soir, y'a un mélange des trois. Les cigarettes, les grosses bouteilles et la poudre. Et y'a maman, qui a l'air de dormir.

Tu brasses un peu plus fort. Tu commences à crier. « MAMAN! MAMAN. RÉVEILLE-TOI MAMAN. » Y'a la panique qui s'empare de toi. De ton petit corps maigrichon à côté de la grande femme qu'est ta mère. T'es toute seule dans la maison. Y'a personne pour venir t'aider. T'es impuissante. Tu sais pas quoi faire.

T'aimerais ça que ton papa soit là, pour une fois. Mais ton papa, il est jamais là.

Il passe, en coup de vent, une fois de temps en temps. Il arrive tard le soir alors que t'es censée dormir, mais tu l'entends quand même parce qu'il claque toujours la porte derrière lui, comme s'il était pas content de venir vous voir, maman et toi. Et puis tu l'entends parler à ta mère, parce qu'il parle si fort. Y'a des mots pas gentils qui sortent de leur bouches, du moins, c'est ce que ta professeure t'a dit à l'école quand tu as traité une de tes camarades de grosse conne, comme ton père le faisait pour ta mère. Ta professeure t'a dit que c'était inacceptable de parler à quelqu'un d'autre de cette façon, mais tu savais pas. Tu voulais pas être méchante. Tu t'es mise à pleurer.

T'as quand même eu une retenue. Parce que t'as dis des gros mots.

T'aimerais que papa vienne en coup de vent ce soir. Il saurait probablement quoi faire lui, parce qu'il est grand. Et toi t'es petite, minuscule dans ce grand bazzart qu'est la vie. Mais tu le sais qu'il viendra pas. Parce que du haut de tes cinq ans, t'as quand même compris une chose dans tout ça.

Papa, il est jamais là quand on a besoin de lui.

Tu te mets à pleurer à nouveau, exactement comme lorsque tu étais dans la cour d'école. Mais il y a personne pour te consoler, personne pour te donner une retenue non plus. Tu restes plantée là pendant un moment, incapable de réfléchir à ton prochain mouvement. Mais tu sais, inconsciemment tu sais que tu ne peux pas rester là sans bouger. T'as beau ne pas comprendre l'étendue de la situation, tu sais que quelque chose de grave est en train de se passer. Et tu te dis que c'est peut-être grave. C'est sûrement grave.

Et tu te souviens de la professeure qui disait qu'en cas de situation grave, il valait mieux ne pas prendre de chance, attraper un téléphone et composer le 911. Que quelqu'un pourrait venir nous aider dans ce temps-là. Alors après avoir tenté de réveiller ta mère une autre fois sans réussir, tu attrapes le combiné et tu composes les trois chiffres. Y'a une grosse voix au bout du fil, tu sais pas trop quoi répondre à ses questions de grand. Mais tu parviens à marmonner que t'es toute seule à la maison et que t'es pas capable de réveiller ta mère qui dort sur le plancher de la cuisine, que t'as peur et que tu sais pas quoi faire de plus. Le policier reste en ligne avec toi jusqu'à ce que d'autres monsieur habillé de leur uniforme bleu arrivent chez toi. Ça te rassure un peu. Et puis, tu l'aimes bien, l'uniforme bleu des policiers.

La prochaine chose que tu sais c'est que t'es avec une drôle de dame qui n'arrête pas de te poser pleins de questions sur ta mère et sur vos habitudes de vies. Tu sais jamais vraiment quoi répondre à ses questions, mais t'essaye de faire du mieux que tu peux, comme à tes petits tests. Ta maman est couchée dans un lit d'hôpital. Elle est toute blanche. Elle fait peur à voir.

Et tu l'as pas revu après. Pendant deux ans.

Tu t'es promenée, de famille en famille. Ça t'a pris quelques semaines à comprendre que t'étais maintenant rentrée dans le système. Celui des jeunes qui ont des parents incapables. Des parents ratés. Ceux qui sont incapables de prendre soin de leur bébés. Et t'as eu du mal à le réaliser, à le comprendre pleinement.

Puis un jour, ton père t'a ramassé et il t'a sorti du système. Simplement pour te remettre à ta mère qui n'allait pas mieux qu'au début. Ta mère qui avait toujours les grosses bouteilles, les cigarettes et la poudre blanche. Mais deux ans dans le système, ça t'avait permis d'en apprendre davantage. De savoir que la poudre blanche, c'était pas un bonbon. Que les grosses bouteilles, c'étaient pas du jus. Et que ta mère ne fumait pas que des cigarettes. Tu savais aussi à quoi t'attendre et quoi ne pas faire pour ne pas retourner dans le système.

T'avais sept ans quand t'a commencé à t'occuper de ta mère. T'avais dix-huit ans quand t'as décidé de sacrer ton camp et d'arrêter. Que cette femme n'était rien d'autre qu'un cas perdu. T'as claqué la porte derrière toi et t'es jamais revenu.

Tu leur as plus jamais parlé. Ni à ta mère, ni à ton père.

Et tu t'en portes drôlement mieux.



If this is to end in fire,
Then we should all burn together.
Watch the flames climb high into the night.
Calling out father oh; Stand by and we will,
Watch the flames burn auburn on the mountain side high.

iseefire@edsheeran

Tu te revois encore sortir du lit, enfilé sa chemise. T'es encore un peu high de ce que tu as pris avant d'aller te coucher, mais t'as besoin d'un fix. Du moins, t'essayes de te convaincre que c'est ça. Toujours un peu plus, pour bien délirer. Pour ce faux sentiment de bien-être, parce que ça donne l'impression qu'on est mieux, vide et plein à la fois, sans soucis, sans rien à penser, juste le trip qui nous berce ici et là, dans des univers parallèles, dans des délires qui nous sont bien particuliers. Et puis, fuck, c'est tellement bon de baiser quand on est gelé, t'as l'impression que les sensations sont décuplés et ça vaut tellement la peine. C'était les raisons du début, tu veux croire que c'est encore le cas, mais t'as un problème Emma, t'as un sérieux problème. Tu ne te contentes plus de petite dose, non, pour toi, c'est jamais assez. Et puis, tu te contentes plus des pillules ou de la coke. Non, faut toujours aller un peu plus loin dans ton délire. Et tu es en train de te perdre en plein milieu du chemin. Ce chemin que tu connais si bien parce que la petite fille que tu étais à vue sa mère prendre le même. Tu l'as tellement jugé. Tu lui en voulais tellement. Et voilà qu'aujourd'hui, tu ne fais pas mieux. Parce qu'aujourd'hui, tu comprends mieux, à quel point ça peut être addictif. Ton regard se tourne vers Erik qui est encore couché dans le lit. Toi, t'es assise face à la table du salon, et tu peux pas attendre plus longtemps. Tu te prépares une ligne sur le coin de la table, et tu l'enfiles comme si c'était rien. Tu renifles, mais tu ne te sens pas mieux, pas tout à fait. Fuck, il est même pas huit heures du matin, t'as pas envie de sortir pour aller refiler ton stock. Un regard en direction du lit te suffit pour constater que le jeune homme dort encore. Tu fouilles dans ses cachettes, tu sais que tu trouveras bien une seringue quelque part, quelque chose de plus fort, pour t'envoyer plus loin, pour te faire finalement du bien. Tu ne mets pas longtemps à la trouver. Tu te dis qu'après, tu vas pouvoir rejoindre le jeune homme. Que tu vas pouvoir te rendormir en paix. Que fuck, en te réveillant, tu pourras lui faire du bien comme tu sais si bien le faire. Erik et toi, c'est pas de l'amour, pas dans les règles de l'art du moins. Fuck, Erik, tu le fréquentes depuis un an et demi, mais y'a rien de vraiment doux ou de gentil entre vous deux. Vous consommez comme deux paumés ensemble, sans trop savoir ce qui vous attend en dehors de deux fix, mais ça vous dérange pas trop. Il a toujours trouvé hilarant que tu aies réussi à te faire une place dans la police alors qu'à ces yeux, t'es probablement pire qu'une criminelle. T'as pris des vacances. Deux semaines. Et à chaque jour, tu t'enfonces, toujours un peu plus loin. Erik et toi, vous avez appris à vous aimer sous les draps, parce que y'a aucun autre plaisir comparable à celui du sexe, sauf peut-être la drogue, et que c'est le mélange parfait lorsque vous en venez à mélanger les deux. Tes mains tremblent alors que tu as la seringue dans les mains. Tu cherches ou tu peux te piquer, mais tes veines de bras sont complètement amochés par toutes ces autres doses que tu t'es administrée récemment. Mais tu te trouves quand même une petite place et tu peines à y arriver, et lorsque c'est fait, tu te sens mieux, spontanément, mais c'est de courte durée, très courte durée. Tu n'es plus en contrôle de ton corps, c'est la seule chose dont tu te rends compte. Tu tombes durement sur le sol, brise la table du salon au passage. T'imagines que le vacarme réveille Erik parce que tu sens quelqu'un tout près, mais t'es consciente de rien. Ton corps se tortille, c'est à peine si t'es capable de respirer. Tu subis, mais tu ne vis plus, plus vraiment en fait, et ce, depuis plus longtemps que tu ne l'imagines. Quand tu ouvres les yeux, Erik n'est plus là et il est nul part il semblerait. T'es à l'hôpital et t'as cet impression que t'es morte trois fois avant de revenir à la vie et de respirer difficilement. On te dit que t'as failli y passer et pendant un instant, tu ne peux te demander si ça n'aurait pas été pour le mieux, qu'on te laisse crever dans ce salon miteux où tu passais une grande majorité de ton temps. Tu te sens mal, tellement mal. T'es rattachée à tout plein de machine, on t'explique à quoi elles servent, mais tu t'en balances. T'as besoin d'Erik, t'as besoin de sortir d'ici, t'as besoin de ton fix. Sauf qu'Erik est pas là, et que tu peux pas sortir d'ici. Que tu dois apprendre à vivre autrement, sans ce besoin essentiel de consommer. On veut t'aider, t'as aucune idée de ce que t'es censé faire. Tu ne vis plus depuis tellement longtemps, du moins, c'est l'impression que tu as. T'es pas certaine que tu peux y arriver. T'es pas certaine que tu peux recommencer, sans Erik. Mais on te pousse à essayer, et t'as l'impression que t'as plus rien à perdre, peut-être parce que t'es passée si près d'y rester. Les jours passent, tu te remets, tranquillement pas vite, même si tout ton corps est en sevrage et que t'es en douleur constante, tu survis. Au poste de police, ils croient que t'es tombée malade. Une pneumonie. Y'a ce médecin que t'as déjà fourni en temps de besoin qui a bien voulu te falsifier quelques papiers, pour te mettre de terminé ton sevrage en paix. Tu veux t'en sortir, mais tes connexions te ramènent toujours à tes bons vieux démons. Mais tu vas essayer, réellement. Et puis, tu recommenceras à vivre, à un moment ou un autre. Tu en as le besoin désormais.

and your heart's against my chest, your lips pressed to my neck
i'm falling for your eyes, but they don't know me yet
and with a feeling i'll forget, i'm in love now
kiss me like you wanna be loved

kissme@edsheeran

« Em. Emma. »

Elle te sourit. Elle a un putain de beau sourire. Avant elle, t'avais jamais remarqué à quel point ça pouvait être beau, une femme.

Certes, il y a eu les compliments entre filles, les éternelles 'c'est toi la plus belle' échangées entre amies, mais rien d'aussi puissant qu'en ce moment. Elle est si belle qu'elle t'en coupe le souffle, complètement. Ses longs cheveux blonds qui tombent en cascades dans son dos, ses yeux un peu moqueurs perçants, qui semblent déjà lire en toi alors que la fille devant toi, elle t'es inconnue. Une fille rencontrée par accident à l'aéroport de Sydney, un fruit du hasard. Et vous êtes là depuis plus de deux minutes, à vous dévisager. T'hésites entre partir et prétendre que tu ne l'as jamais vu ou alors t'approcher d'elle et l'embrasser, ici et maintenant, au beau milieu de l'aéroport bondé.

T'es pas certaine pourquoi tu lui dis ton nom. Mais t'en avais drôlement envie. Elle a l'air d'être un beau fruit du hasard.

« Hayden. »

Tu hoches la tête. T'as aucune idée de ce que t'es censée dire. Tu sais pas non plus si t'es censée dire quelque chose après tout. C'est pas supposée être la rencontre du siècle. Tu l'as accroché avec ton sac dans un aéroport, rien de grandiose. Mais ça fait déjà quelques minutes de ça, et puis vous êtes toujours là. À vous regarder, comme des imbéciles. Tu prends une grande respiration, prête à partir. À prendre le chemin vers ton hôtel. Appeler un taxi. Repartir dans ta vie. Ta véritable vie. Celle qui n'implique pas de jolie blonde, mais une belle semaine à venir perdue dans le paysage magnifique de Sydney. Mais elle ouvre la bouche, à nouveau. « T'es ici pour longtemps? » Son sourire a changé. Il semble un peu plus joueur. Et sa question ressemble presque à une invitation. Elle a des couilles, beaucoup plus que toi. Mais t'as envie de participer au jeu, de voir où peut vous mener cette partie. « 10 jours. J'ai un chambre à un hôtel à quelques rues d'ici. » C'est un truc de voyage que tu as pris assez rapidement, peu importe le voyage que tu fais, proche ou loin de ta ville natale. Le but, c'est d'être le plus proche possible de l'aéoport ou de la station de bus, histoire de pouvoir retourner à la maison le plus rapidement, en cas de besoin.

Si cette semaine s'annonçait telle que tu l'imaginais, tu n'auras pas envie de partir. Tu le vois d'ici. « Tu m'invites? » Le sourire n'est plus joueur. Il est clairement provocateur. Et c'est comme ça que ça a commencé. Du but en blanc. Aucun préliminaire. Pas de fausse prétention. Pas besoin de passer par quatre chemins. Les intentions étaient claires dès le départ pour les deux camps. Tu avais envie d'elle, et de toute évidence, elle avait envie de toi en retour.

T'as tout fait ce que t'étais censée faire avec elles. Les visites, les activités, les plans de fous. Elle t'a emmené dans ces plans aussi, elle t'a fait vivre des expériences que tu n'aurais jamais cru vivre un jour. Et puis la nuit, elle t'a fait l'amour comme tu n'avais jamais fait l'amour. Elle t'a fait découvrir une sorte de plaisir que tu n'aurais jamais cru possible d'avoir un jour. T'ignorais que ça pouvait être tellement bien de se retrouver dans les bras d'une autre femme, de sentir ses mains caresser ton dos avec une tendresse si particulière, de pouvoir entendre son coeur dans ton oreille alors que tu t'endors si près d'elle que vous ne pourriez être qu'une à ce moment précis.

Elle t'a fait tellement de bien après tout ce qui t'es arrivé. Le pire dans tout ça, c'est que tu ne connais pratiquement rien d'elle.

T'as pas posé de questions, elle ne l'a pas fait non plus. T'as pas eu besoin de parler de ton passé, pas eu besoin de t'expliquer sur ton rôle de flic un peu pourrie. La putain de flic qui a fait une overdose. La flic qui joue à la criminelle dans ses temps libres. Tu considères pas que t'es une mauvaise personne à cause de ça, juste que t'es un peu perdue. C'est ce que tu te dis, quand t'as mauvaise conscience. De toute façon, pendant ses dix jours, t'as pas eu besoin d'avoir mauvaise conscience. Pas eu besoin de penser à autre chose qu'à la délicieuse blonde qui a partagé ton quotidien pendant dix jours. Dix merveilleux jours.

Les dix plus beaux jours de toute ta vie.

Mais toute bonne chose à une fin. Et tu le savais depuis le début que ce bonheur, il avait une date d'expiration.

Vous êtes parties chacune dans votre avion, sans trop vous poser de questions. Vous avez pas chercher à savoir où l'autre s'en allait. Faire comme si de rien était. Retourner à la vraie vie.

C'était la partie la plus dure, remettre les pieds sur terre.

Mais au moins, pour une fois dans ta vie, t'avais quelque chose à quoi t'accrocher. Des souvenirs pleins la tête. L'impression d'avoir été aimé, ne serait-ce qu'un tout petit peu.
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