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 it kills to know that you have been defeated ✯ beaulieu.

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THE KIDS AREN'T ALRIGHT


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MessageSujet: it kills to know that you have been defeated ✯ beaulieu.   Dim 1 Mar - 19:51



prénom prénom nom

“une citation par ici une citation par ici
une citation par ici une citation par ici.”


nom ☆ écrire la réponse ici. prénoms ☆écrire la réponse ici. âge ☆ écrire la réponse ici. statut civil ☆ écrire la réponse ici. orientation sexuelle ☆ écrire la réponse ici. profession ☆ écrire la réponse ici. caractère ☆ écrire la réponse ici. avatar ☆ écrire la réponse ici. crédits ☆ écrire la réponse ici.
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“there's a long stretch of love coming down the line.”
Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir. Partie libre pour écrire ton histoire, sous la forme que tu veux, des anecdotes, un récit, un listing, une lettre, qu'importe, tu n'as qu'à te faire plaisir.
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THE KIDS AREN'T ALRIGHT


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MessageSujet: Re: it kills to know that you have been defeated ✯ beaulieu.   Dim 1 Mar - 20:24



on prend tous la ligne droite, c'est plus court, oh oui c'est plus court. on ne voit pas qu'elle est étroite, il n'y a plus de place pour l'amour. ❞



« Siam Laurence Beaulieu. » Il n'y avait aucune conversation qui pouvait bien se dérouler lorsqu'elle commençait de cette façon, tu le savais déjà trop bien. Autrefois, tu n'aurais pas compris pourquoi ta mère élevait ainsi le ton à ton égard, toi petite fille parfaite, qui répond aux exigences bien précises de ce que maman et papa désirent de leur petite fille. Mais depuis quelques temps déjà, tu entendais ton nom complet bien plus souvent, comme une chanson dont tu avais appris les paroles par cœur. Et pendant un temps, ça t'amusait de les entendre crier, tu étais presque capable de ne plus entendre leur voix, tu ne faisais que voir leurs bouches bouger, animer d'une énième colère que tu avais créer. Quand tu fréquentais Jérôme, c'était tout ce à quoi tu avais droit, de la colère. Parce que tu avais des C au lieu de ces A auxquels tes parents étaient tellement habitués et soit-disant fiers. Parce que tu ne rentrais plus directement à la maison après tes cours, que tu ne te pratiquais plus dans les pentes les soirs de neige alors que la poudreuse était magnifique et parfaite pour tes sauts. Parce que les fins de semaine, tu revenais à la maison aux petites heures du matin, avec une sale haleine d'alcool et les yeux rouges de fatigue et d'autre chose. Jérôme, il était toute cette mauvaise influence sur toi, et même si une petite voix dans ta tête te disait de faire gaffe, de t'éloigner, tu t'étais accrochée, comme une belle idiote, le suivant, coup après coup. Parce que tu l'aimais, ou du moins, tu croyais que c'était ça, de l'amour. Tu ne l'avais jamais vraiment vu, tu ne l'avais jamais vraiment vécu, l'amour. Chez toi, tout était une question de dépassement, de compétition et la priorité était de gagner, de réussir. Tu ne te souvenais pas d'avoir vu tes parents se donner la main lors d'une sortie au parc lorsque tu étais jeune, tu ne crois pas non plus les avoir déjà vu s'embrasser. C'est probablement pour ça qu'ils ne t'ont jamais fait de frère ou de sœur d'ailleurs, ils ne se sont jamais assez rapprocher ne serait-ce que pour pratiquer. Ils n'étaient d'accord que sur un point commun; la manière de t'éduquer, et particulièrement celle de te chicaner quand les choses dérapaient. Avec Jérôme, tu t'étais sentie plus libre, moins machinale. Il te faisait découvrir un côté de ta personne que tu ne savais pas qui existait. Tu étais wild et tu aimais ça. Jusqu'au jour où Jérôme se trouva un nouveau jouet, une nouvelle fille trop parfaite qu'il pouvait manier à ses désirs. Tu étais de l'histoire ancienne, un jouet usé, avec lequel on ne prenait plus autant de plaisir. Tu lui avais tout laissé pourtant, même ta virginité. Mais encore-là, ce n'était qu'un jeu pour lui, pour un temps limité. Alors après lui, tu t'étais rangée moindrement, tu avais repris un minimum de concentration en cours, tu te la jouais moins rebelle ne serait-ce que pour ne pas avoir tes parents sur ton dos en plus de cette peine et de ces regrets que tu traînais partout, comme une adolescente typique qui s'était laissée emporter dans cette crise existentielle. Mais tu te laissais parfois aller, quand tu retrouvais un joint dans ton sac, un peu perdu. C'est pour ça que ta mère cri encore en ce moment. Parce que tu as les yeux rouges et tu souris de manière trop détendue. « T'as encore fumer. » Tu fais signe que non de la tête, mais tu ne dupes personne, plus maintenant. D'une manière ou d'une autre, le temps qu'il te reste à faire dans cette maison est limitée. Que quelques jours, encore quelques nuits et tu décolleras. Tu vas planer à nouveau, mais d'une manière complètement différente. Septembre approche à grand pas et cette rentrée scolaire marque le début de ton temps en terre américaine. Ta vie d'adulte en quelque sorte. Et aussi la chance pour tes parents d'oublier qu'ils ont une fille qui n'a pas réussi comme il voulait. Ils t'envoyaient là où ils n'avaient plus besoin de s'occuper de toi et te faisaient croire que c'était correcte en te payant tes études et une partie de ce dont tu as besoin pour vivre là-bas. L'amour ne s'achète peut-être pas, mais l'acceptation oui, du moins il semblerait. Parce que tu partais, la valise pleine et prête à recommencer. En anglais, loin de tes parents et loin de Jérôme. Prête à commencer un livre au complet.


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    remember when you hit the brakes too soon? twenty stitches in the hospital room. when you started cryin', i did, too. but when the sun came up, i was lookin' at you. remember when we couldn't take the heat i walked out and said i'm settin' you free, when the sun came up you were lookin' at me
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THE KIDS AREN'T ALRIGHT


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MessageSujet: Re: it kills to know that you have been defeated ✯ beaulieu.   Dim 1 Mar - 20:25



quand on levera les voiles devenues de la poussière d'étoile; on va s'aimer encore au travers des doutes, des travers de la route. et de plus en plus fort on va s'aimer encore. ❞



Tu détestais prendre l'avion. Tu l'avais appris à tes dépends lors de ton départ de Montréal jusqu'à Minneapolis. Et aujourd'hui, tu faisais le voyage contraire pour la première fois depuis quatre ans, et ça t'énervait particulièrement. Parce que tu n'avais pas vu tes parents depuis. Parce que tu avais cet impression d'avoir bien changé depuis ce jour où tu avais quitté ta ville natale. Et qu'aujourd'hui, tu revenais avec quelqu'un à tes côtés. Quelqu'un qui tenait ta main, en tentant de te calmer, même si son stresse silencieux avait ce don de t'énerver encore plus. Sam. Sam Monroe. Ta plus belle rencontre. Ta plus belle chicane. Ton plus bel amour. Tu te trouves un peu naïve de penser ainsi à seulement vingt-et-un ans, mais tu n'arrives pas à te convaincre sincèrement que tu pourrais trouver mieux que lui. Parce qu'il te fait un bien fou, qu'il n'a pas peur de t'obstiner, parce qu'il te fait rire quand t'as envie de pleurer. Parce qu'il est devenu ton ami en plus d'être ton amoureux. Que tu te surprends à dire merci à l'alcool pour t'avoir emmener dans son lit après une courte soirée au bar. Parce que tu aimes le fait qu'il soit aussi têtu que toi et aussi game que toi quand vient le temps de surpasser l'autre. « Arrête de sauter partout, tu m'énerves. » Un ton neutre, mais toi, t'es capable de savoir qu'il n'est pas indifférent, il tente juste de camoufler son stresse, et ça t'amuse plus qu'autre chose. « Et toi arrête d'être si sérieux, on s'en va à Québec! » Tu avais hâte, drôlement plus hâte que tu ne le pensais. Parce que l'hiver à Minneapolis, ce n'était pas ton hiver canadien, celui où les bordées de neige étaient tellement fréquentes que tu n'entendais même plus les grattes passer à trois heures du matin. Tu voulais faire du snow, montrer à Sam toutes ces places où tu avais grandis. Tu voulais aller prendre une longue marche dans le Vieux-Québec, lui faire visiter le Château Frontenac. Tu voulais aller descendre les pistes du Mont Sainte-Anne avec lui, lui montrer à faire du snow, le voir se planter comme un débutant et pouvoir l'impressionner avec ton talent acquis de planche à neige. Tu voulais aller refaire pour une millième fois les nombreuses glissades aux Village Vacances Valcartier, lui montrer comment ça peut être trippant de faire du rafting. Avoir la peur de ta vie en descendant la glissade 'L'Everest', qui est tellement à pique et rapide que t'as l'impression de laisser ton cœur là-haut alors que ton corps est déjà au bout de la piste. T'as envie de lui faire manger une bonne poutine grasse de chez Ashton, juste pour qu'ils comprennent comment ça peut être bon, la gastronomie québecoise. Lui faire manger de la tire d'érable directement sorti de l'arbre à la cabane à sucre et se bourrer la face dans les saucisses et le jambon à l'érable possible. Tu voulais que ce voyage soit inoubliable. Tu voulais lui montrer une partie nouvelle de toi, lui en faire voir de toutes les couleurs, complètement. Lui donner la piqûre ou tu ne savais quoi. Tu tenais à ce que ce soit parfait, rien de moins. « T'as hâte de voir tes parents? » La question qui tue. Tu hausses des épaules, incertaine. Tu avais dis à tes parents que tu resterais à la maison pendant ton séjour, mais plus le temps diminuait jusqu'à ton arrivée, moins tu étais certaine de cette idée. « Peut-être qu'on pourrait rester à l'hôtel à la place, qu'est-ce que tu en dis? » Tu lui proposes, mais tu sais déjà ce qu'il va dire. Que ce n'est pas la bonne idée, qu'après tout ce temps, tu devrais profiter du temps qui va t'être offert avec ta famille. Il a beau savoir pour toi, pour ta relation avec eux, la famille c'est la famille. Mais Sam était ta famille, plus que tes parents n'avaient pu l'être dans les dernières années. Mais ça, t'avais peur de le dire à haute voix, de lui faire peur avec toutes ces émotions qui t'envahissaient sans cesse quand tu te retrouvais près de lui. Le regard qu'il te lance t'affirme qu'il n'approuve pas l'idée, mais tu ne lui laisses pas le temps de répliquer que tu ouvres la bouche à nouveau. « On verra. J'vais essayer de dormir un peu avant qu'on arrive. J'déciderais quand on sera sur place, d'accord? » Tu fais comme s'il avait le choix, mais il sait mieux que personne qu'il a beau s'obstiner, tu vas n'en faire qu'à ta tête. Tu tentes de t'installer le plus confortablement possible dans ton siège, tu mets ta main dans la sienne. Ta tête se pose naturellement sur son épaule et tu fermes les yeux. Inspire, expire. « Je t'aime. » Tu as son odeur dans le nez et ça te calme, ne serait-ce qu'un peu. Tu sens ses lèvres sur ton front, et tu es paisible, du moins en apparence. Tu te laisses devenir plus lourde, contre lui. Parce que tant qu'il est là, tout est un peu moins pire. « Je t'aime aussi. » Tant qu'il est là, tu peux tout vivre, tout survivre. Parce qu'avec lui, tout est mieux. Tu l'aimes tellement, ton Sam.


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THE KIDS AREN'T ALRIGHT


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MessageSujet: Re: it kills to know that you have been defeated ✯ beaulieu.   Dim 1 Mar - 20:25



j'ai mal à l'amour du jour, mal en dedans, aux alentours, à tout c'que j'pourrais prendre comme roue d'secours. je pense encore un peu à toi, juste encore un peu mélangée. ❞



Tu ne te souviens pas de la dernière fois que vous avez passé une véritable soirée ensemble. Pas seulement une soirée passée sous le même toit, mais plutôt une soirée à discuter, prendre soin l'un de l'autre, se coller ne serait-ce qu'un peu. Tu ne t'en souviens pas et pourtant, ce n'est pas toi qui souffre d'amnésie partielle. En ce moment, tu ne vois pas les journées passées, tu n'as jamais ne serait-ce qu'une seconde pour t'arrêter. Parce que tu travailles, pour deux désormais. Parce que la fin de session approche et que tu dois rattraper le retard que tu as pris avec cet accident à la con. L'accident. C'était il y a pas si longtemps, mais tu as l'impression que ça fait des années tellement la situation a changé suite à ça. Tu te souviens vaguement des mots que tu criais avant que ça arrive, mais tu te souviens d'avoir crier. Mais Sam aussi, il essayait de parler plus fort que toi. Il t'a averti de descendre, tu n'as pas voulu l'entendre. Sur le compteur, la vitesse ne cessait d'augmenter et les yeux de ton amoureux ne semblaient pas s'attarder sur la route autant qu'ils ne l'auraient dû. Mais tu étais trop en colère pour t'en apercevoir. Vous veniez d'apprendre que sa sœur était décédée, une connerie. Un accident de voiture. Et voilà, que seulement quelques heures plus tard, vous vous apprêtiez à vous mettre dans la même situation qu'elle, à cause de cette peine et de cette colère qui vous rongeait tous les deux. Ironie. Vous étiez incapable de vous parler, incapable de vous comprendre. Et puis, tu avais vu la voiture. Trop tard, évidemment. Et maintenant, rien n'était pareil. Sam ne faisait plus rien dû à ses nombreuses blessures pendant l'accident, et toi, tu boitais, te forçant à aller ici et là malgré cette douleur constante. Tu essayais d'être compréhensive face à Sam, face à ce qu'il pouvait ressentir, avec sa sœur, l'accident et tout. C'était gros, tu le savais, tu le vivais au quotidien toi aussi. Mais ça ne t'empêchait pas de vivre et tu déplorais le fait que Sam lui, ne faisait plus rien. Il semblait passé ses journées sur le canapé, à regarder les émissions défilés sous ses yeux. Malgré le fait que le médecin lui ait annoncé qu'il pouvait recommencer à travailler. Malgré le fait qu'il était maintenant capable de se déplacer et potentiellement capable de t'aider avec l'appartement, non pas qu'il n'ait eu envie de le faire dernièrement. Et plus les journées passaient, plus tu lui en voulais, de ne rien faire. De te regarder courir d'un bord et de l'autre jour après jour sans vouloir t'aider ne serait-ce qu'un peu. Tu faisais face au vide, et le vide, ne semblait avoir qu'un souvenir sur deux de ce que vous aviez vécu ensemble. Pleins de trous noirs à combler, non pas qu'il semblait intéressé à savoir, vraiment. Quelque chose avait changé entre vous, quelque chose était mort, en même temps que sa sœur et tu perdais de plus en plus ta patience a essayé de vous faire vivre. La première chose que tu remarques lorsque tu entres dans l'appartement, c'est Sam, à son endroit habituel. Tu déposes les sacs de courses sur la table, et t'asseois un moment parce que ta jambe t'élance. T'as souvent besoin d'arrêt dans ta journée à cause de cette jambe, mais rares sont les fois et tu peux vraiment te permettre d'arrêter complètement. « Tu pourrais m'aider avec l'épicerie, s'il-te-plaît? » Silence. Tu regardes en sa direction, il hoche tout bonnement la tête de gauche à droite. Tu soupires. Tu n'as même plus droit à des mots, c'est d'un ridicule total. « Merci Sam, c'est super apprécié. » Tu lâches un soupir, te relève pour ramasser. Tu regardes le plafond, tu dois te retenir pour ne pas tout simplement te mettre à pleurer. Et soudainement, tu craques. Tout le contenu de la table se ramasse sur le sol, t'entends les œufs qui craquent sous le choc, tu t'en fiches complètement. Sam lève la tête, à peine surpris. « J'EN AI ASSEZ. » Ta voix est forte et ferme. Tu ne veux plus vivre comme ça, tu ne peux plus vivre comme ça. « Qu'est-ce que tu fous Siam? » Son ton est arrogant, tu ne reconnais plus du tout l'homme de qui tu es tombée amoureuse. Tu as fais tellement d'effort récemment, et tu n'as reçu aucune reconnaissance. Tu es au bout du rouleau, tout simplement. « J'en peux plus de vivre comme ça Sam, j'suis épuisée. » Les larmes coulent contre tes joues, tu cèdes sous la fatigue. Tu voudrais tant qu'il te prenne dans ses bras, qu'il te fasse sentir que lui aussi, il va prendre soin de toi, comme tu t'efforces de prendre soin de lui dernièrement. Mais ses traits restent de marbres, indifférents. « Bah si c'est comme ça Siam, casse-toi. J'm'en sors très bien TOUT SEUL. » Tu lui regardes, tu n'arrives tout simplement pas à croire qu'il vient de te dire ça. Tu éclates de rire parce que tu sais trop bien que si ce n'était pas de toi, cet endroit serait un bordel total et tu te demandes comment il parviendrait à payer. Mais en ce moment, tu t'en fiches. Tu te fiches de lui et de tout ça. T'abandonnes. « Tant mieux parce que j'me casse. J'en ai marre de toi et de tes conneries. C'est fini. » Tu disparaîs dans la chambre, ramasse quelques unes de tes affaires que tu jettes maladroitement dans un sac. Tu es trop en colère pour pleurer, trop en colère pour comprendre l'ampleur de la situation. Tu resors, pose une dernière fois ton regard sur Sam qui lui, n'a pas bougé d'un poil. « J'viendrais chercher le reste de mes affaires plus tard. » Et sans rien dire de plus, tu ressors de l'appartement. T'as aucune idée de où tu vas, aucune idée de ce que tu fais. Le monde autour de toi s'écroule. Et étonnamment, tu te sens soulagée.


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MessageSujet: Re: it kills to know that you have been defeated ✯ beaulieu.   Dim 1 Mar - 20:26



qu'est-ce que tu dirais, si j'te disais que ça feel pas fort. qu'j'ai l'impression d'aller nulle part. j'passe te prendre pour un trip de char, rouler sans but, prendre le bord. ❞



« Non mais t'aurais dû être là Jay, t'aurais tellement ri. » Au bout du téléphone, ton meilleur ami échappe un petit rire. Ce que tu lui racontes n'a rien de vraiment très drôle pour lui puisqu'il n'a pas vu avec toi le dernier film de la série Hangover, mais il s'efforce tout de même de rire un peu avec toi parce qu'il sait que ça te fait plaisir. Quand il était encore à Minneapolis et ton colocataire, vous aviez l'habitude d'aller au cinéma tous les mardis soirs, les mardis des pauvres que vous appeliez parce que c'est à moitié prix, et vous choissisiez toujours le film qui avait l'air le plus stupide, simplement pour rire un bon coup et oublier tous les autres tracas du quotidien. Votre colocation n'aura pas été facile du début à la fin, mais ces mardis soirs étaient pour vous un moment privilégié, quelque chose qui ne pouvait pas se tasser de l'horaire si facilement. Depuis qu'il était parti, tu t'étais mis comme point d'honneur de continuer d'y aller le plus souvent possible et de l'appeler ensuite pour lui raconter le film et les meilleurs moments. Ainsi, une à deux fois par mois, tu l'avais au bout du fil et votre discussion dérivait souvent du film pour parler du reste, de tout ce qui allait et de tout ce qui n'allait pas, mais plus souvent qu'autre chose, tu te retrouvais à faire la grande partie de la conversation alors que ton meilleur ami ne faisait que t'écouter au bout de la ligne, sans jamais se plaindre des longues conversations que vous pouviez parfois avoir. Jay, il savait tout de toi et tu savais tout de lui, ça en avait toujours été ainsi. L'un n'allait pas sans l'autre et parfois, les gens autour de vous parlait d'amour, mais tu savais que l'amour, ce n'était même pas suffisant pour exprimer ce que tu éprouvais pour lui. L'amour, c'était trop éphémère pour être le mot exact et puis fallait l'avouer, malgré sa belle gueule, Jay ne t'avait jamais attiré comme ça. Il était ton complémentaire, ton tout, une partie de toi qui te manquait depuis qu'il était parti, mais tu savais que peu importe la distance, votre amitié resterait tel quel. Parce que c'était comme ça et pas autrement entre vous. « Tu reviens quand finalement? » Il y avait eu des rumeurs comme quoi qu'il remettrait peut-être les pieds à Minneapolis bientôt et depuis, tu ne cessais de l'harceler à chaque coup de fil pour savoir si cette semaine ce serait enfin la bonne, sans que ce ne le soit vraiment au final. « J'en sais trop rien Siam, y'a pleins de paperasses et tout.. » « C'est ce que tu dis à chaque fois. » T'es comme une gamine déçue parce qu'elle vient d'ouvrir son cadeau de Noël et qu'au final, c'est pas le château de princesse qu'elle voulait mais plutôt une simple barbie toute moche. Et ça, cette voix que tu utilises, ça fait rire Jay à chaque fois. Tes pas te ramènent du cinéma jusqu'à chez toi, le cellulaire contre l'oreille, t'es un peu dans la lune alors qu'un silence s'installe entre Jay et toi. Le silence n'a rien de lourd, c'est même plutôt agréable, de savoir que t'as pas besoin de parler mais que l'autre comprend, que l'autre, il est là. « J'ai vu Camilla récemment. » T'as hésité avant de lancer cette phrase, et maintenant qu'elle est dit, tu te demandes si c'était vraiment la bonne chose à faire. « Elle va bien? » Y'a de la tristesse dans sa voix lorsque vous parlez d'elle, tu peux l'entendre même s'il est à des kilomètres de toi. Ça te soutire un petit soupir, tu ne crois pas être la bonne personne pour juger de tout ça ou pour tout simplement en parler ainsi, mais tu t'es toujours promis de ne rien cacher à Jay et c'est exactement le genre de choses qu'il voudrait savoir. « J'sais pas trop. Elle paraissait super craintive ou nerveuse ou j'sais pas trop. » C'est le moment où tu devrais lui parler de ce que tu as vu l'autre jour, ce que Riley faisait et où, mais t'as pas le courage. Pas tout de suite du moins. C'est pas un poids que tu veux mettre sur les épaules de Jay, pas aujourd'hui. « J'devrais peut-être passer la voir bientôt. » « La voir bientôt? Mais.. » Et c'est là que tu réalises. T'avançais tellement dans la lune que tu n'avais pas réalisé qu'il y avait quelqu'un d'assis dans les escaliers de ton immeuble. Quelqu'un qui t'était plus que familier. Tu raccroches ton téléphone que tu fourres dans ton sac à main avant de courir dans la direction de Jay qui s'est levé. Tu lui sautes dessus alors qu'il te serre contre lui comme s'il avait peur que tu disparaisses s'il te lâche. Il y a si longtemps que tu ne l'as pas vu, et pourtant, il est toujours le même. « Putain, t'aurais pu me le dire que t'étais arrivé! » « Mais la surprise n'aurait pas été aussi bonne, non? » Tu éclates de rire, des larmes sur le coin des yeux. T'es simplement heureuse qu'il soit là, avec toi. T'as aucune idée si c'est pour longtemps ou non, mais tu préfères ne pas trop te poser de question. Ta moitié est là, c'est tout ce qui compte.



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